Commune La Chapelle - Allier

Se protéger sur internet

La gendarmerie a développé un savoir-faire spécifique en matière de protection des mineurs sur internet et notamment dans le domaine de la pédopornographie.

Depuis mars 2009, la loi permet à certains services spécialisés d'infiltrer les réseaux, les blogs, les forums et d'effectuer sous conditions spécifiques, des cyberpatrouilles ou en d'autres termes, permet à certains gendarmes de se faire passer pour des enfants ou des pédophiles sur internet dans le but de démasquer les prédateurs.

Ainsi tous les jours des gendarmes surveillent Internet et déjouent régulièrement les entreprises criminelles ou délictueuses d'individus mal intentionnés qui tentent de profiter des faiblesses ou de la crédulité des mineurs pour parvenir à leurs fins. Ils mettent fin aux agissements de pédophiles qui proposent des relations sexuelles aux enfants et tentent d'obtenir d'eux un rendez-vous – ou qui diffusent des contenus choquants, voire pornographiques en direction des mineurs et qui n'hésitent pas à exercer un chantage sur ces derniers pour obtenir ce qu'ils souhaitent.

L'action de la gendarmerie dans le domaine de la protection des mineurs si elle s'exerce de manière continue et trouve un relais par le biais des 220 enquêteurs en nouvelles technologies (Ntech) disséminés sur l'ensemble du territoire national, ne peut suffire à démasquer tous les pédophiles qui sévissent sur le Net, parce que la tâche est immense et qu'Internet ne connaît pas de frontières.

Aussi les parents ont-ils également un rôle à jouer en appliquant certaines règles simples et de bon sens quand bien-même ils n'auraient qu'une connaissance limitée de l'Internet et de son fonctionnement.

Ces 5 règles de base consistent à :

1) Prendre le temps d'apprendre à utiliser un ordinateur, soit en s'inscrivant à des cours de base souvent dispensés gratuitement par les mairies, soit en rencontrant d'autres parents internautes ou tout simplement en s'intéressant à ce que fait l'enfant et en lui demandant de surfer avec lui (ce qui pourra contribuer par ailleurs à resserrer davantage les liens avec lui en créant un pôle d'intérêt commun) ;

2) Placer l'ordinateur dans un lieu commun à la famille (séjour, salon, etc...) du moins lorsqu'il s'agit de jeunes enfants. Il faut éviter que l'enfant se retrouve seul dans sa chambre face à son écran sans aucun contrôle parental, ce qui équivaudrait à le laisser à la merci de n'importe quel prédateur. Lorsqu'il s'agit d'un adolescent, il faut lui fixer des limites en termes de durée d'utilisation et le contraindre par exemple à laisser la porte de sa chambre ouverte lorsqu'il surfe sur internet.

3) Inciter les enfants à la prudence sur Internet, en leur demandant de ne jamais donner d'informations personnelles les concernant (nom, adresse, numéro de téléphone, habitudes, etc...) à des personnes qu'ils ne connaissent pas et qui ne sont pas parfaitement identifiés comme étant leurs amis, des membres de leur famille, …. Dialoguer depuis 6 mois avec quelqu'un qu'on a jamais rencontré, ne signifie pas qu'on le connaît. De la même manière, leur indiquer de ne jamais se rendre seul à un rendez-vous avec une personne rencontrée sur internet (se faire accompagner d'un adulte ou a minima d'un ami).

Il faut également l'inciter à utiliser sa webcam avec discernement. Toutes les images diffusées sur Internet peuvent être enregistrées et utilisées à mauvais escient. Certains utilisent le chantage pour obtenir ce qu'ils veulent. Par exemple, ils peuvent faire croire au mineur qu'ils ont pris la main sur son ordinateur, qu'ils vont détruire son disque dur, lui envoyer un virus, s'il refuse d'obéir à leurs ordres. Ainsi certains mineurs croyant être piégés, accepteront sous la contrainte de se déshabiller face à leur webcam et ensuite il n'y aura plus de limite. De la même manière, il ne faut pas accepter que l'individu active sa webcam si on ne le connaît pas, car il peut diffuser des images de nature à choquer ou perturber le mineur.

4) Mettre en place un logiciel de contrôle parental paramétrable en fonction des desiderata des parents. Paramétrer de la même façon le logiciel de conversation (Windows live messenger par exemple) en cochant une simple case qui permettra de donner ultérieurement accès aux conversations passées (au moins pour les jeunes enfants ou dans une phase de test avant d'accorder sa confiance). Vérifier également l'historique des sites consultés. Ne pas oublier qu'il n'y a pas que la pédopornographie mais également les sites proposant des recettes de fabrication d'engins explosifs, lesquels sont responsables de nombreux accidents tous les ans. Enfin les parents se doivent de surveiller les téléchargements opérés par les mineurs (fichiers musicaux et vidéo) parce que le responsable identifié dans le cadre de la procédure mise en place par Hadopi, sera le détenteur de l'abonnement Internet, donc les parents.

5) D'une manière générale, il faut apprendre à l'enfant à se confier lorsqu'il est perturbé par quelque chose qu'il a vu sur Internet, de sorte que le parent puisse voir avec lui de quoi il retourne. Il faut qu'il apprenne que rien n'est tabou et qu'il n'est pas responsable de ce qu'il a pu voir ou de ce qu'il a pu entendre sur internet. Surveillez tout changement de comportement (baisse de résultat scolaire, mal être, grande fatigue, …) qui peuvent être les signes annonciateurs d'une emprise psychologique.

Si vous constatez un comportement délictuel sur Internet vous pouvez le signaler à la brigade de gendarmerie la plus proche de chez vous qui orientera au besoin votre signalement vers un service spécialisé ou bien utiliser le lien suivant : https://internet-signalement.gouv.fr qui est une plateforme nationale mise à disposition de tous les Internautes pour aviser les autorités d'un comportement illicite constaté sur Internet.

"Rançongiciels », s'informer pour mieux se protéger

Depuis un an, dans toute l'Europe, et d'autres régions du monde, on note une recrudescence des « rançongiciels policiers » qui réclament le paiement d'une fausse amende en se faisant passer pour un service de police. Le site http://stopransomware.fr/ vous propose de faire le point sur cette menace et présente des solutions pour vous protéger.

Les rançongiciels, virus informatiques qui bloquent l'ordinateur des victimes et dont les auteurs réclament une rançon, ont pris un essor très important depuis un peu plus d'un an avec différentes variantes reprenant les logos de différents services de police en Europe et d'autres régions du globe, ou bien encore de l'ANSSI - agence nationale pour la sécurité des systèmes d'information, la SACEM ou d'autres organisations connues du public. Dans certains cas, le programme malveillant parvient même à effacer ou chiffrer - et donc rendre inexploitables - les documents personnels de la victime.

La rançon est réclamée ici sous le prétexte d'une amende pour des infractions variées qu'aurait commises la victime et le paiement est réclamé sous forme de tickets de monnaie électronique (en France par le biais de Paysafecard ou Ukash). Il est bien évident qu'aucun service officiel ne bloque directement les ordinateurs des particuliers ou encore moins ne réclame le paiement d'une amende par de tels moyens. Plusieurs enquêtes judiciaires sont ouvertes sur ces faits, en France, dans d'autres pays d'Europe et aux Etats-Unis notamment.

Le site http://stopransomware.fr/, monté à l'initiative d'une association de chercheurs travaillant sur les malveillances informatiques - dont des personnels du pôle judiciaire de la gendarmerie nationale, rassemble des informations sur cette menace, la façon de s'en protéger et donne des conseils sur la façon de nettoyer son ordinateur.

Les conseils apportés sont de deux ordres : il ne faut jamais payer une rançon qui vous est réclamée par de tels virus informatiques - l'ordinateur ne sera jamais débloqué - et il est essentiel de respecter quelques règles simples d'hygiène informatique, notamment de tenir à jour l'ensemble des logiciels qui sont installés dessus.

Grâce à la mobilisation de tous pour partager cette information et mettre en œuvre ces conseils, moins de victimes seront pénalisées et la tâche sera plus difficile pour les fraudeurs.

Escroqueries par carte bancaire sur le réseau internet

De plus en plus, des personnes se voient prélever des sommes sur leurs comptes bancaires concernant des achats sur Internet ou des abonnements à des sites Web alors qu’elles ne possèdent ni ordinateur, ni connexion internet, ou qu’elles ne sont jamais allées sur ces sites.

Depuis la loi « sécurité quotidienne » du 15 novembre 2001, la responsabilité du titulaire d'une carte de crédit n'est pas engagée si la carte a été contrefaite ou si le paiement contesté a été effectué frauduleusement, à distance, sans utilisation physique de la carte, conformément aux dispositions de l'article L133-24 du Code Monétaire et Financier qui protège les usagers.

Sur la base de cet article, les titulaires des cartes de crédits dont les numéros auront été frauduleusement utilisés dans les conditions précisées supra, doivent contester, dans un délai de 13 mois, cet usage auprès de leur banque (ou établissement de crédit), sans qu'un dépôt de plainte préalable ne soit nécessaire. La banque est alors tenue de rembourser immédiatement le montant de l'opération non autorisée, conformément aux dispositions de l'article L133-18 du Code Monétaire et Financier.

Lorsque vous êtes victime d'une telle escroquerie, il vous suffit de contester les transactions dont vous n'êtes pas à l'origine, auprès de votre banque. Avertissez la et signifiez lui que vous vous opposez formellement au paiement de l’opération en question.

Si vous décidez de vous rendre à la gendarmerie,vous serez informé des dispositions prévues par le Code Monétaire et Financier et vous serez invité à faire les démarches nécessaires auprès de votre banque pour vous faire rembourser au plus tôt.

Les précautions à prendre :

-· ne pas laisser traîner votre carte bancaire à la vue d’autres personnes, ni la laisser dans votre voiture ou tout autre lieu sans protection ;

-· après chaque achat, penser à reprendre votre carte bancaire ;

-· ne jeter pas vos tickets de caisse sans les détruire totalement, votre numéro de carte bancaire y figure ;

-· ne jamais communiquer votre numéro de carte bancaire à une tierce personne ;

-· ne pas laisser le numéro de code secret avec votre carte bancaire ;

-· votre carte bancaire doit porter votre signature au dos.

Le phishing

 

Le phishing est une technique frauduleuse utilisée par les pirates informatiques pour récupérer des informations (généralement bancaires) auprès d'internautes.

Le mail (rédigé en langue anglaise ou française) usurpe l'identité d'une entreprise (banque, site de commerce électronique, etc.) et invite les internautes à se connecter en ligne par le biais d'un lien hypertexte. Il leurs est demandé de mettre à jour des informations les concernant sur un site Web factice, copie conforme du site original, en prétextant par exemple une mise à jour du service, une intervention du support technique, etc.

Dans la mesure où les adresses électroniques sont collectées au hasard sur Internet, le message a généralement peu de chance d’aboutir puisque l'internaute n'est peut être pas client de la banque dont semble provenir le courriel. Mais sur la quantité des messages envoyés, il arrive que le destinataire soit effectivement client de cet organisme.

Ainsi, par le biais du formulaire, les pirates réussissent à obtenir les identifiants et mots de passe des internautes, leurs données personnelles ou bancaires (numéro de client, numéro de compte en banque, etc.).

Grâce à ces données les pirates sont capables de transférer directement l'argent sur un autre compte.

Comment se protéger du phishing ?

- ne cliquez pas directement sur le lien contenu dans le mail, mais ouvrez votre navigateur et saisissez vous-même l'adresse URL d'accès au service.

- méfiez-vous des formulaires demandant des informations bancaires. Il est en effet rare (voire impossible) qu'une banque vous demande des renseignements aussi importants par un simple courrier électronique. Dans le doute, contactez directement votre agence par téléphone.

- assurez-vous, lorsque vous saisissez des informations sensibles, que le navigateur est en mode sécurisé, c'est-à-dire que l'adresse dans la barre du navigateur commence par https et qu'un petit cadenas est affiché dans la barre d'état au bas de votre navigateur.

Escroquerie par avance de frais

Vous venez de recevoir un spam (email non sollicité), intitulé "URGENT & CONFIDENTIAL" ou "SERIEUX & CONFIDENTIEL". Il émane d'une veuve d'officier, d'un médecin, d'un avocat, d'un grand patron ou encore d'un soi-disant officiel important d’un gouvernement étranger qui vous demande de l'aide pour sortir illégalement une très grosse somme d'argent de son pays. En échange, vous toucherez une commission sur cette somme. Il vous suffit de donner votre numéro de compte en banque afin que l'argent y soit versé.

Ce courriel que vous venez de recevoir n’a qu’un seul but : vous extorquer de l’argent.
Si vous répondez favorablement à ce genre de mail, vous rejoindrez les milliers de victimes déjà recensées de par le monde.

Escroquerie dite « à la nigériane » ou « fraude 419 » :

L'arnaque n'est pas nouvelle. Elle existait bien avant la popularisation d'Internet et se faisait alors par courrier postal ou par fax. Ce genre de lettre est apparu dans les années 80 en provenance du Nigeria, d’où son nom car elle viole la section 419 du code pénal nigérian qui réprime l'escroquerie. De ce fait, elle est aussi connue sous l’appellation 419 scam (fraude 419)  .

Aujourd'hui, ces spams ne proviennent plus seulement du Nigeria mais du monde entier y compris de France.

Les risques encourus :

De nombreux internautes tombent dans le panneau car ces courriers électroniques paraissent plausibles. Le caractère urgent du texte pousse les gens à prendre une décision très rapide et la somme proposée en rémunération est attrayante.
Mais l'affaire peut se révéler encore plus dangereuse que la perte de son pécule. Les arnaqueurs cherchent à faire venir leurs "partenaires" en Afrique, avant que ceux-ci ne prennent conscience de l’arnaque. Certains s'arrangent même pour que leur victime entre dans le pays sans visa moyennant par la suite leur départ ou la kidnappent pour demander une rançon.

Que faire ?

Ne répondez en aucun cas à ces messages. L’attitude la plus sage consiste à détruire directement ce mail très facilement identifiable.

Le SPAM (courriers électroniques indésirables)

 

Le spam est l'envoi massif de courrier électronique non sollicité vers des adresses récupérées sur internet ou générées automatiquement.

Ces courriers électroniques sont pour la plupart des messages de type publicitaire. Certains spams contiennent des messages violents ou à caractère pornographique.

Il ne faut jamais répondre à ce type de message car cela indique à l'expéditeur que l'adresse électronique est valide.

Il est conseillé d'utiliser des logiciels permettant de supprimer automatiquement des messages. De plus amples informations sont disponibles sur le site signal-spam.fr

Fraude aux faux chèques bancaires

 

Cette escroquerie vise les sites de ventes entre particuliers sur Internet

Comment se déroule l’arnaque 

Vous avez déposé une annonce sur un site Internet pour vendre un objet de valeur (véhicule, animal, informatique, etc..). Une personne domiciliée à l’étranger, vous contacte par mail (rédigé en anglais ou dans un français très approximatif) et se dit intéressée pour acquérir le bien.

L’acheteur vous envoie alors un chèque dont la somme est bien supérieure à celle convenue initialement. Il trouve une excuse (par exemple, la différence doit servir à régler les frais d’expédition de l’objet) et vous demande de lui restituer une partie du surplus. Un dédommagement vous est généreusement accordé pour vos propres frais et dérangement

Vous déposez le chèque à votre banque laquelle crédite la somme sur votre compte. Rassuré, il vous reste encore à renvoyer l’excédent à l’acheteur, qui vous a expressément demandé de le faire par des organismes connus telle la Western Union.

Quelques jours plus tard, votre banque vous informe que le chèque est un faux. L’argent que vous avez envoyé a donc été débité de votre compte et définitivement perdu.

Conduite à tenir :

- soyez extrêmement prudent face à ce genre de courriels. Si un doute subsiste, ne répondez en aucun cas à ces sollicitations.

- si vous acceptez le règlement par chèque et qu’il est d’un montant supérieur à la vente, nous vous invitons à ne pas l’encaisser et à venir signaler les faits à la brigade ou commissariat de votre lieu de domicile. Il est indispensable de conserver tous les documents en votre possession (mails échangés avec l’escroc, chèque etc..) afin de faciliter les investigations.

Attention : un chèque de banque peut aussi être falsifié

Date de dernière mise à jour : jeudi, 31 janvier 2019